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La prairie humide

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La prairie humide

Le paradis des criquets, sauterelles et grillons

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Nous sommes devant une prairie humide ponctuée de mégaphorbiaies.
En d'autres mots, c'est une prairie, donc un milieu constitué de végétaux plutôt bas, avec quelques plantes d'un mètre, dispersées ici ou là.
Ici, les arbres ne se sont pas encore installés, c'est donc un milieu ouvert, où l'on trouve de nombreuses plantes à fleurs :
Des menthes, le carex, la fleur de coucou et ses fleurs roses en étoile, la renouée bistorte, plante comestible avec ses fleurs rose pâle qui forment un épis bien cylindrique.
Pour les plantes de mégaphorbiaie, plus hautes, il y a la salicaire ou encore l'eupatoire chanvrine, avec ses boules de fleurs roses.
En venant au mois de juin et juillet, vous pourrez aussi observer une espèce d'orchidée au nom étrange : l'orchis négligé. Ses fleurs rose pâle à rouge violacé forment un bel épi conique bien visible.
C'est un endroit ouvert, ensoleillé, et chaud tel que l'apprécient les insectes.
L'entomologiste du Conservatoire des Espaces Naturels de Haute-Normandie, Emmanuel Macé, connaît bien les lieux.
Quand la prairie est bien fleurie, on va avoir beaucoup de papillons qui vont de fleurs en fleurs. Après, il y a les libellules qui viennent chasser des papillons justement, des mouches, des moucherons, des moustiques.
Parmi les papillons, vous pouvez reconnaitre la petite tortue, papillon aux ailes rougeâtres sur le dessus qui ne pond que sur les feuilles d'orties.
La mélitée des scabieuses, elle, se repère à un damier orange et blanc sur la partie inférieure de ses ailes.
Sans oublier les orthoptères, nom savant pour les criquets et les sauterelles !
Les criquets comme le criquet ensanglanté, dont la femelle porte quelques tâches rouges, aiment plutôt les zones humides avec de la végétation basse.
Les sauterelles, telle que la grande sauterelle verte, qui peut atteindre 4cm de long, préfèrent les plantes plus hautes de mégaphorbiaie.
Enfin n'oublions pas le grillon champêtre qu'on entend beaucoup au printemps, surtout l'après-midi.
Si on laisse faire la nature, les plantes hautes envahiront progressivement la prairie, puis ce sera au tour des arbres.
Ce phénomène ferait disparaître progressivement la richesse faunistique et floristique que nous venons de décrire. C'est pour l'éviter que le Conservatoire intervient avec les vaches et les chevaux.
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