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La rivière et ses méandres

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La rivière et ses méandres

Quand la rivière ralentit son cours, Martin-pêcheur, libellules et chauve-souris en profitent

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Devant nous, l'Héronchelles forme un méandre avec une végétation typique des berges de rivière : des ripisylves, des touradons de carex, des...
Des quoi ?? Il faut nous expliquer, là.
Ripisylve, c'est le nom d'un alignement d'arbres en bord de rivière. Vous voyez ces aulnes qui maintiennent très bien la berge ?
Oui. Ripisylves... C'est compris. Et l'autre terme ? Comment dîtes-vous ?
Les touradons de carex.
Les carex sont de longues herbes qui ressemblent à des cheveux, avec des feuilles coupantes. On les appelle aussi des laiches. Ils poussent les uns au-dessus des autres, si bien que la nouvelle génération n'est jamais dans l'eau. Cette superposition s'appelle un touradon.
Les méandres, résultats du travail naturel de l'eau, sont caractéristiques d'un fond de vallée. Le débit plus lent dans les virages, attire quelques habitants particuliers comme la libellule Caloptéryx éclatant.
Emmanuel Macé est chargé d'études faune au Conservatoire d'Espaces naturels de Haute-Normandie.
Les larves aiment bien se développer dans ce type de milieu, faiblement courant avec un fond graveleux donc le site est favorable à l'accueil de l'espèce.
Cette libellule au corps bleu métallique de 4cm est l'une des seules d'Europe à exécuter une parade nuptiale.
Quand j'étais jeune, on voyait énormément de libellules bleues.
Daniel Buquet habite la vallée depuis plusieurs décennies et y a oeuvré en tant que maire de Croisy-sur-Andelle et conseiller général.
Il suffisait d'aller au bord de la rivière, on ne restait pas 5 min sans voir des libellules. Et pendant quelques décennies, ça a disparu. A nouveau, elles reviennent. Je pense que c'est dû aux efforts qu'on fait maintenant. Il y une évolution positive.
Ce retour est signe d'une eau de bonne qualité tout comme la présence de petites bêtes que repère Emmanuel Macé.
Les phryganes ou les choses comme ça qui font des fourreaux avec les petits cailloux, les graviers, les petits bouts de bois, les détritus organiques, si on en trouve beaucoup, ça veut dire que le milieu est sain, qu'il y a peu ou pas de pesticides ou d'intrants. Plus il y en a, plus c'est intéressant.
Lui, c'est le martin-pêcheur avec son dos bleu et sa gorge rousse. Il repère les poissons à 25m de distance et plonge brusquement pour les surprendre, en volant jusqu'à 45km/h ! Ensuite il les assomme en les frappant contre une surface dure.
Au crépuscule, place aux chauves-souris comme le Murin de Daubenton, qui vole au ras de l'eau pour chasser des moustiques et des petits poissons.
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