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La mosaïque végétale

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La mosaïque végétale

Différences entre mosaïque et prairie ?

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Nous sommes devant une mosaïque végétale.
Une mosaïque ? Ce n'est pas tout simplement une prairie ?
Non justement. Une prairie est surtout composée de plantes relativement basses. Or, vous avez devant vous des végétaux qui dépassent 2 mètres d'où ce nom : mosaïque végétale.
Vous avez l'air de vous y connaître ! Saurez-vous identifier ces plantes ? Voyons...

Je mesure jusqu'à 1m50, j'ai des feuilles longues d'un vert assez vif qui rappellent la feuille de chanvre, une tige rougeâtre et velue et de multiples petites fleurs roses dressées vers le ciel à la belle saison...
Facile ! C'est l'eupatoire chanvrine ou chanvre d'eau.
Et celle-ci : une tige rouge, creuse, des fleurs blanches en été au parfum agréable et des feuilles dentées, vertes au-dessus et blanches en dessous ?
La reine des prés, utile contre bien des maux. Elle fait partie des plantes de mégaphorbiaies. Elle peut atteindre 1,50m de haut.
Si je comprends bien, dans la mosaïque végétale, il y a aussi des plantes de prairie humide, donc plus basses ?
Exactement. Comme les menthes, avec leurs feuilles rondes et leur parfum caractéristique, le myosotis des marais avec ces petites fleurs à pétales bleu pâle et à coeur jaune.
Cette diversité indique que ce milieu est dynamique. Si on le laisse évoluer, les plantes les plus hautes vont l'envahir et il finira même par se boiser.
Effectivement, il y a déjà des arbres, à gauche et à droite. Ils sont assez différents, il me semble.
A droite, cet arbre qui a la forme d'un cône, un peu filiforme, c'est un aulne.
A gauche, l'arbre plus rond, plus gros, c'est un saule. En automne, il perd ses feuilles beaucoup plus tôt.
Tous ces arbres et ces plantes sont typiques des zones humides. Des milieux méconnus mais qu'il est important de protéger. Jean-François Dufaux, chargé de projets au Conservatoire d'Espaces naturels de Haute-Normandie nous explique.
Ça joue le rôle d'une éponge en fait. En période de sécheresse, ça redistribue de l'eau aux alentours. En période de crue, ça va stocker une quantité importante d'eau et puis, il y a des espèces, que ce soit au niveau de la faune ou de la flore, qui sont spécifiques aux zones humides. Si on n'a plus ces milieux-là, ces espèces vont disparaître.
Depuis le début du 20ème siècle, on estime que plus des deux tiers des zones humides ont disparu dans le monde, ce qui aggrave les conséquences des sécheresses et des inondations.
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