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L'art d'accomoder les musiques

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L'art d'accomoder les musiques

Le palais qui accueille le Musée Bardo a été constuit à la fin du XVIIIème dans le style classique.

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Au bout de la rue Didouche-Mourad , non loin de la Brasserie des Facultés, et ses brèves de comptoir, existe une Alger des mille et une nuits. Le palais qui accueille le Musée du Bardo, construit à la fin du XVIIIème dans le style classique des belles maisons turques, accueille un concert de musique Chaâbi.
Né autour du port et dans les cafés de la Casbah ce genre populaire, avait sorti l'héritage arabo-andalou de la préciosité des maisons bourgeoises.
Beau paradoxe que de l'écouter ce soir dans des patios où flotte la senteur du jasmin
Square Port-Saïd devant le café Tantonville.
Un groupe de musiciens Gnawas joue et danse dans la rue pour quelques piécettes, en échange d'un présage de bonheur. Ce sont de lointains descendants d'esclaves de l'ancien empire du Soudan intégrés à l'Algérie en apprenant l'Islam à travers la musique.
Ils perpétuent aujourd'hui la tradition en plein coeur de la ville moderne.
Joyau de la période coloniale, l'Opéra d'Alger, ou Théâtre National algérien depuis l'Indépendance, propose un répertoire mêlant créations nationales et oeuvres dramatiques universelles. Dans la fosse l'orchestre symphonique s'anime : c'est Mme Butterfly qui s'annonce. Quand Puccini et un Japon d'opéra s'invitent au Maghreb ... Tout l'art d'accorder les cultures.
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