Aix-en-Provence : sur les pas des aixois célèbres >

Hôtel de Ville

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Hôtel de Ville

Venez vous promener ici les mardis, jeudis et samedis matins pour le marché aux fleurs.

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Nous sommes devant l'hôtel de ville. Positionnez-vous face à l'entrée.
On retrouve ici les trois éléments caractéristiques de l'architecture aixoise du 17 ème siècle.
D'abord, la pierre, extraite des carrières de Bibémus , au pied de Sainte Victoire. Cette roche s'est formée il y a 35 millions d'années, à une époque où la mer remontait jusqu'à Lyon. Cette pierre est très friable, ce qui explique que l'effort d'ornement se porte sur les deux autres éléments : d'une part, le fer forgé, que l'on retrouve sur la grille, lorsque l'on se dirige vers la cour intérieure ; d'autre part, le bois sculpté : du noyer, importé à prix d'or depuis la Drôme.
Les quatre personnages représentent les quatre saisons, sont sur un plateau. Donc, aujourd'hui 21 juin, hop, on va tourner, on présente à la petite lucarne le personnage qui représente donc une jeune femme, la poitrine dénudée, qui porte une gerbe de blé et qui nous indique que nous sommes en été à partir d'aujourd'hui 21 juin.
Au premier jour de chaque nouvelle saison, Marc Camilleri , le concierge de la mairie, change le personnage.
A la base du beffroi il y a des gros blocs de pierre blanche. Ce sont des fragments de monuments romains que l'on a tout simplement réutilisés.
La fontaine est surmontée d'une colonne gallo-romaine.
A sa droite, le grand bâtiment que vous apercevez est l'ancienne halle aux grains. La taxe sur le blé est longtemps restée l'une des principales sources de revenus de la ville.
L'homme représente le Rhône. La femme est Cybèle, déesse de la fécondité. Elle représente la Durance . Le pied qui dépasse du cadre du fronton symbolise ses célèbres crues qui, avant la construction de barrages, fertilisaient les terres.
Les crues fertilisaient les terres. Elles étaient surtout vécues comme des catastrophes. La Durance était, avec le parlement et le mistral, l'un des trois fléaux de la Provence !
Les mardis, jeudis et samedis matins, il y a le marché aux fleurs, et puis, tous les jours de la semaine, derrière la halle aux grains, sur la place Richelme , il y a les étals des autres maraîchers...
Un vrai festival de couleurs, d'odeurs et de saveurs !
Cette douceur, on la retrouve dans le calisson, LA spécialité gourmande aixoise, une friandise qui aurait été créée au milieu du 15ème siècle à la cour du Roy René, comme l'explique Maurice Farine, le président de l'union des fabricants de calissons d'Aix.
L'histoire raconte que la princesse Jeanne de Laval, qui a épousé en seconde noces le Roy René. Elle était très belle, mais très austère. Elle ne souriait jamais. A son mariage, le cuisinier du roi a voulu faire un dessert exceptionnel. Il l'a présenté à la reine. Elle l'a goûté et elle a souri. Emoi parmi les courtisans : qu'est-ce qui se passe ? notre reine sourit ? Et donc, ils parlaient provençal à l'époque. Il y en a un qui dit : qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi elle sourit. Et le voisin lui répond : di calin soun , ce sont des calins ...Ce serait l'origine du mot calisson.
La recette du Calisson
On broie des amandes, du melon et du sucre. On mélange et on le dresse sur une fine feuille d'hostie. Et ça a la forme d'un losange. Dessus, on met un sucre glace blanc. Donc, si vous voulez, on a l'habitude de dire que le calisson, c'est un tiers d'amande, un tiers de fruits confis, un tiers de sucre et un tiers de passion.
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