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Cathédrale Saint-Sauveur

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Cathédrale Saint-Sauveur

On a réemployé ici des fragments de monuments romains.

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Nous sommes devant la cathédrale.
C'est le quartier Saint-Sauveur, coeur de la cité romaine et médiévale, l'emplacement de l'ancien forum romain.
La cathédrale a été édifiée à partir du 5ème siècle.
La partie droite de la façade est d'inspiration romane. La partie gauche, plus récente, est construite dans le style gothique flamboyant.
Derrière ces murs se cachent de véritables trésors.
A l'intérieur de l'édifice, sur la droite, le baptistère, puis un peu plus loin, toujours sur la droite, le cloître du 12ème siècle, auquel on peut accéder gratuitement en s'adressant à l'accueil.
La cathédrale est également connue pour son triptyque du Buisson ardent, attribué à Nicolas Froment. L'oeuvre fait référence à l'épisode de la bible dans lequel Dieu se manifeste à Moïse à travers un buisson en flammes et qui pourtant ne se consume pas. Elle est installée sur une paroi de droite, dans la nef principale. Le triptyque original reste fermé, mais on peut en découvrir une copie sur une paroi perpendiculaire, à gauche de la nef.
Derrière c'est l'ancienne université, fondée au début du 15ème siècle.
Avant de devenir le siège actuel de l'Institut d'études politiques, ce bâtiment abrite pendant longtemps l'université de droit et voit défiler plusieurs étudiants promis à un grand avenir.
Elève Mistral Frédéric, écoutez donc vos professeurs, au lieu de rédiger des poèmes en provençal. Et vous, Cézanne, cessez de griffonner sur vos cahiers. Votre père vous imagine déjà avocat. Je crois qu'il n'est pas arrivé au bout de ses déceptions.
Vous êtes un peu comme ce Louis-Adolphe Thiers. Intelligent, certes, mais toujours la tête ailleurs : LA PôLITIQUE . A croire qu'il veut devenir président de la République !
Le premier hôtel particulier, sur la gauche, à l'angle de la rue de la rue Gaston de Saporta , c'est Maigner d' Opède , l'ancien siège de l'université de Lettres, devenu l'Institut pour étudiants étrangers.
Les étudiants, ici, il y en a beaucoup. Ils sont près de 40 000 à Aix. Ils viennent du monde entier.
En juillet, l'hôtel Maigner d' Oppède est aussi l'un des quatre lieux où se déroule le festival international d'Art Lyrique.
Longtemps, les archevêques aixois sont nommés par le roi et président les Etats du Provence. Ils avaient une fonction très importantes. Cela explique aussi la richesse architecturale de ce palais, que l'archevêque et les siens ont dû quitter après la loi de 1905 sur la séparation entre l'Eglise et de l'Etat.
Le palais de l'archevêché abrite un musée des tapisseries, mais aussi et surtout a vu la naissance, du plus prestigieux festival d'opéra de France.1958 :
"D'Aix en Provence où nous attend Charles Imbert pour nous parler du festival musical d'Aix en Provence.
Et bien je me trouve au théatre de la cour de l' archeveché ,vous savez que c'est là, un théatre absolument admirable. Ce théatre est en quelques sorte en trompe l'oeil, le théatre est en lui meme un décor..."
M. Jacques Lachaud a vécu, depuis les coulisses, ces premières années de festival. Il se souvient avec émotion de la première édition. En 1948.
Cette première année a été très simple, en ce sens qu'on s'est contenté, entre guillemets, d'une représentation de Cosi fan tutte , dans la cour de l'archevêché. Il y avait les grands platanes, mais ils ne gênaient pas du tout, au contraire, à l'époque ils ne gênaient pas puisque on avait simplement mis des sièges comme on aurait mis des sièges dans un jardin de l'époque. Et, dans un coin de la cour, on avait mis un petit baldaquin et on a joué là, comme on aurait fait ça au 18ème siècle.
Alors, justement, vous disiez que le charme du Festival d'Aix, c'est que les oeuvres jouées soient en accord avec l'architecture et l'esprit de la ville...
Il y a deux harmonies. Il y a l'harmonie, entre, d'une part, la musique et l'aspect architectural de la ville et ces réminiscences historiques de la ville, donc musique du XVIIIème oe XVIIème-XVIIIème oe et caractère de la ville. Autre harmonie qui s'est créée : il fallait qu'il y ait à Aix une alliance entre la peinture et la musique.
C'est ainsi que des peintres aussi talentueux que Balthus, Derain ou Masson signent certains décors au festival d'Aix.
"Ce festival est né d'une façon un peu impromptue. Je me trouvais chez une amie qui est la comtesse Pastré et mon dieu, un soir à table, nous parlions d'un festival. Et pourquoi pas en faire un à Marseille ?
Comme nous trouvions que Marseille n'était pas vraiment une ville de festival, on a pensé à Aix en Provence, et le lendemain, je me suis rendu à Aix en Provence ou j'ai cherché qui pourrait financer le festival car un festival coute cher et automatiquement deficitaire . Je me suis adressé au casino municipal d'Aix en Provence et le festival est né comme ça."
Initialement consacré à Mozart, le festival ne cesse d'enrichir son répertoire. Chaque année, les plus grandes stars de l'opéra brulent les planches et font le bonheur des quelque 60 000 spectateurs.
L'été est aussi l'occasion de découvrir d'autres festivals, notamment Danse à Aix, l'un des plus anciens rendez-vous de danse contemporaine en France. Du reste, plusieurs chorégraphes de renom, comme Angelin Preljocaj , Odile Duboc ou Josette Baïz , sont établis à Aix.
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