Un américain dans la Grande guerre : sur les traces de Joyce Kilmer >

Les statues du mémorial de la cote 204

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Les statues du mémorial de la cote 204

Un monument hommage à l'amitié et l'unité franco-américaine

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" Dans un bois qu'ils appellent Rouge Bouquet
Une nouvelle tombe aujourd'hui a été créée
Érigée ni par une pelle, ni par une pioche
Pourtant recouverte par 10 mètres de roches. "
Décidément ma p'tite Catherine, tu ne peux jamais lire ce poème sans être émue. Ah Joyce Kilmer ! Dommage que ton oeuvre ne soit pas connue en France comme elle l'est chez toi, aux États-Unis. Mais j'espère bien que ma thèse va changer les choses !
A la rentrée, finie la Sorbonne, à moi New York et Columbia, l'université où tu as étudié.
Bon, mais en attendant, je vais suivre tes traces ici ! Sur le front de la Grande Guerre. A côté de Château-Thierry. C'est là où la France fait appel pour la première fois au corps expéditionnaire américain.
On est au printemps 18 et le temps presse : la percée allemande de la fin mai menace directement Paris.
C'est cette première intervention américaine que le monument de la cote 204 célèbre. Et le sacrifice des soldats français et américains morts en frères d'arme. C'est franchement mo-nu-mental !
Au dessus des colonnes, les noms des batailles des troupes américaines dans la région. Et au centre, ces deux statues gigantesques signées Alfred Bottiau : France et États-Unis, main dans la main. Le bras armé de l'Amérique qui vient à la rescousse de la France cuirassée. Tout un symbole ! Celui de l'amitié des deux nations.
Pas étonnant qu'en tant que franco-américaine, ce monument me touche autant. Il incarne le courage de ces hommes qui ont traversé l'Atlantique pour venir aider la France. Comme Kilmer.
Il prend la mer en novembre 17.
Père de famille, poète célèbre, rien ne le forçait à s'engager, il était volontaire.
Salut Long Island ! Ça y est on est en route. La France doit nous entendre déjà et l'Allemagne aussi à qui on va rendre coup pour coup. Je pars faire mon devoir. Quand il y a du boulot de combattants, le 69e régiment répond toujours présent ! Mais je compte bien aussi faire parler ma plume en plus de mon fusil. Je brûle de témoigner. D'ailleurs, avant de partir, j'ai signé un contrat avec mon éditeur pour un livre sur mon expérience à la guerre. J'ai déjà le titre : " Ici et Ailleurs avec le 69ème ".
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