Un américain dans la Grande guerre : sur les traces de Joyce Kilmer >

Le mémorial

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Le mémorial

Un mémorial en forme de péristyle bordé d'un musée et d'une chapelle

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Me revoici devant l'autel du mémorial. A gauche, la chapelle. Sur ses murs je viens de voir les noms des 241 soldats portés disparus dans le secteur. A droite, un petit musée avec une carte qui m'a rafraîchi la mémoire sur la progression des 10 divisions américaines engagées dans la campagne Oise-Aisne.
Alors ! Voyons voir ce mémorial d'un peu plus près maintenant! Tiens sur l'autel on retrouve le symbole du pélican. Sinon ! Eh bien, ça m'a tout l'air d'être un péristyle, de style roman, en grès rose je dirais. Avec dix doubles colonnes en granit et quatre sculptures représentant deux soldats et deux saints, Saint Michel et Saint George. Ici aussi, on retrouve des motifs militaires en haut des colonnes. Des sculptures de fusils, de baïonnettes, de téléphone de campagne, de masque à gaz... Kilmer devait bien connaître cet équipement. Au front, il travaillait dans le renseignement, il était éclaireur.
Quand il opère dans le secteur en juillet 18, il est sous les ordres du Major Donovan. William "Wild Bill" Donovan, futur créateur après la seconde guerre mondiale de l'OSS, l'ancêtre de la CIA.
Depuis qu'on m'a transféré en avril dernier à la section renseignement de mon régiment, je fais enfin un travail que j'aime. Et dont les miens peuvent être fiers. Plus rien à voir avec la corvée du soldat. A la place, une double ration de gloire et de sensations fortes. Je passe mes nuits en patrouille. Dans le no man's land à collecter des informations tactiques. Je repère les postes de mitrailleuses, j'estime les effectifs ennemis, je balise le terrain pour l'assaut. Du bon boulot. Et des supérieurs exemplaires. Je suis fier de servir sous les ordres d'hommes de la trempe du major Donovan.
Toutes les archives que j'ai pu consulter sont formelles : Kilmer avait le sens du devoir et ne craignait pas le danger. Il était aimé par ses compagnons d'arme qui parlaient de lui avec admiration. Ils appréciaient sa fraîcheur, son sang froid. Et par dessus tout son inépuisable enthousiasme à se porter volontaire pour les missions dangereuses et difficiles.
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