Un américain dans la Grande guerre : sur les traces de Joyce Kilmer >

La chapelle

Version mobile
English Deutsch

La chapelle

Une chapelle de style roman aux étonnantes sculptures militaires

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Tous ces détails sur la façade de cette chapelle ! Incroyable! Le surintendant m'a dit qu'elle fait plus de 24 mètres de haut. Et qu'elle est inspirée du style roman français. Par contre, les sculptures des chapiteaux des colonnes n'évoquent pas franchement le moyen-âge. Ce sont des scènes de tranchées ! Il y a aussi les têtes gravées d'hommes et femmes qui ont servi dans les forces alliées : une infirmière française, un soldat russe, un aviateur américain. Bon, allons jeter un coup d'oeil à l'intérieur.
Seigneur, Tu as souffert plus pour moi
Que tout habitant de la terre et de la mer
Alors permets moi de te rendre
Ce millionième de ton cadeau. Amen
J'ai intitulé ce poème " Prière d'un soldat en France ". Je me suis tourné vers la foi tardivement, mais avec ardeur. En 1913. Quand notre fille Rose a contracté la poliomyélite. Je cherchais depuis longtemps quelque chose, une conviction, un ancrage qui ne soit ni intellectuel, ni réfléchi. Je l'ignorais mais en fait je cherchais la foi. Maintenant elle guide mes pas. Ici aussi. Au front. J'en discute souvent avec le Père Duffy. Dans l'enfer de cette guerre, notre aumônier est une bénédiction pour toute la division.
Quelle lumière ! ça vient de ces vitraux colorés. Celui de droite représente l'ensemble des divisions américaines. Celui de gauche, les blasons des pays alliés.
Et au centre... un autel en marbre... Tiens, au milieu, il y a un pélican sculpté. Ah oui ! C'est le symbole du sacrifice. Parce que cet oiseau puise dans ses propres entrailles pour nourrir les siens.
Sur les murs, les noms des soldats américains disparus. Ceux dont on n'a pas retrouvé le corps. 1060 au total. Quand on lit les noms on se rend compte que beaucoup étaient issus de l'émigration européenne. Il y a pas mal d'allemands d'ailleurs.
A la lettre L..... ...le voilà... ! Lupo Francis. Il est marqué d'une petite rosette en bronze qui indique qu'il a finalement été identifié. Le surintendant m'a parlé de lui. Suite à des fouilles archéologiques, ses restes ont été exhumés puis identifiés. C'était en 2006. 88 ans après sa mort, le soldat Lupo n'est plus un disparu.
Retour haut de page