Un américain dans la Grande guerre : sur les traces de Joyce Kilmer >

L'entrée du cimetière Oise-Aisne

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L'entrée du cimetière Oise-Aisne

L'entrée du cimetière Oise-Aisne,l'un des plus grands cimetières US de la Première Guerre mondiale en terre étrangère.

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Parmi les 8 cimetières américains de la Grande Guerre en terre étrangère, celui de Oise-Aisne est le deuxième plus grand. Une quinzaine d'hectares pour 6012 tombes. A l'origine, c'était aussi un cimetière provisoire. Créé début août par la 42e division qui combattait dans ce secteur. Comme Belleau, il devient un cimetière permanent en 1921, après une décision du congrès américain. Comme Belleau, ce sont les architectes Cram et Fergusson qui le dessinent. 4 plots rectangulaires de sépultures. Ils s'articulent autour d'un îlot central circulaire, surmonté d'un mât drapeau et bordé de roses rouges. Rouge, comme le Rouge Bouquet du poème de Kilmer.
Amis sincères, ressuscités, paix à votre âme !
Vos esprits doivent se trouver là où sont les héros 
Et votre souvenir brille telle une étoile matinale.
Mes chers et braves,
Protégez nous ici bas.
Adieu !
Comrades true, born anew, peace to you!
Your souls shall be where the heroes are
And your memory shine like the morning-star.
Brave and dear,
Shield us here.
Farewell !
Ces mots ne cessent de raisonner à mon esprit. Mes propres vers. Composés en Lorraine pour l'enterrement de 21 camarades tombés à Rouge Bouquet. Ensevelis par un bombardement allemand sous un amas de terre et de boue. Sans l'héroïque intervention du Major Donovan, le commandement du 1er bataillon du 165e, bien plus seraient morts. C'était en mars dernier. Le Père Duffy a lu mon poème tandis qu'un sergent jouait " Taps " au clairon à ses côtés. Endormez-vous ! Camarades. Adieu.
La plupart des 6012 soldats enterrés ici ont participé à la campagne Oise-Aisne. Notamment aux combats de juillet 1918 autour de la rivière Ourcq. Beaucoup aussi sont morts de la grippe espagnole dont l'épidémie faisait rage dans le monde entier.
Mais sur le site on trouve aussi des hommes qui étaient enterrés dans des cimetières provisoires et ont été transférés ici après guerre. Lorsque leurs familles ont émis le souhait qu'ils demeurent à jamais sur le sol français. Le gouvernement américain leur avait donné le choix en fait : soit rapatrier les corps aux USA ou dans le pays d'origine de leur choix. Soit les enterrer là où ils étaient tombés. Beaucoup de familles ont suivi l'exemple de l'ancien président Roosevelt. Il avait choisit de laisser reposer son fils aviateur là où son avion s'était écrasé. Sa formule avait alors marqué les esprits : " Là où l'arbre tombe, il doit rester ".
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