Un américain dans la Grande guerre : sur les traces de Joyce Kilmer >

L'aigle et la contre offensive alliée du 18 juillet 1918

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L'aigle et la contre offensive alliée du 18 juillet 1918

Sous l'oeil de l'aigle américain, la carte du théâtre des opérations

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Cette carte sur le monument, montre la progression des forces américaines à partir du 18 juillet. Le jour où les alliés lancent une contre offensive. Après l'échec de " Friedensturm ". Objectif : réduire définitivement la poche de Château-Thierry, comme ils disent. C'est la campagne Aisne-Marne.
Le jour J, c'est presque 500 chars qui se lancent à l'assaut. Un feu roulant sur 55 kilomètres de front et un appui aérien presque jamais vu. Un vrai rouleau compresseur qui viendra finalement à bout des allemands le 6 août quand français et américains atteignent, au nord, les rives de la Vesle. Au total 10 divisions US vont participer à l'offensive Aisne-Marne pendant tout l'été 1918. Pas moins de 310 000 hommes.
Le monument ici, est pour eux. Paul Philippe Cret, un architecte lyonnais émigré au Etats-Unis, l'a voulu à la hauteur de leurs exploits. " Pour que le temps ne ternisse pas la gloire de leurs actions ". C'est l'inscription au pied de l'aigle américain. C'est une phrase du général Pershing. Il viendra en personne inaugurer le mémorial en 1937. Cette double colonnade de calcaire est vraiment à couper le souffle ! Alors, sur la base des colonnes, je cherche l'insigne de la 42e. La division de Kilmer. Bon ! C'est un peu compliqué mais Kilmer était sergent dans le 69e régiment, 69e qui devient le 165e quand il intègre la 42eme division. Alors... Ici c'est la tête d'indien de la 2e division...là le casque de la 93e... ah là ! ça y est : l'arc-en-ciel ! L'emblème de la 42e : la rainbow division.
Quelle fierté d'appartenir à la 42e ! Cette division regroupe les meilleures unités de la Garde Nationale ! Des gars de 26 états au total, sans compter le district de Columbia. C'est pour ça que Mac Arthur, son chef d'état major, la compare à un arc en ciel couvrant les Etats-Unis. Mais ma plus grande fierté reste le " 69e combattant ", comme on l'appelle. Pour rien au monde je ne l'abandonnerai. On m'a plus d'une fois recommandé pour un poste d'officier ailleurs, mais pas question ! Plutôt être sergent dans le 69e que gradé dans n'importe quel autre régiment.
Bien. Il est temps de poursuivre au Bois Belleau. Un mémorial presque mythique, à quelques kilomètres d'ici. Là où les Marines ont forgé leur légende.
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