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Le jardin des roses galliques

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Le jardin des roses galliques

Vous voici dans le jardin des roses galliques... des roses cultivées en Europe jusqu'au 18ème siècle...
hummm...sentez moi ça.... vous avez les narines en éveil, non ?
Ce sont les roses les plus odorantes de la collection...à tel point qu'on dit d'elles qu'elles dégagent le " vrai " parfum de la rose...

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Patrice Lemoine est jardinier à la roseraie...
on peut dire le parfum de vraie rose, disons de la rose un peu originelle si on veut, après quelle définition donner au parfum de vraie rose ? ben par exemple le kazanlik et le rosa damascena trigintipetala a été, en Bulgarie, cultivé pour le parfum, il fallait à peu près trois tonnes et demi de roses pour faire un litre d'essence de roses, ce qui est déjà énorme.
Et oui ! ce sont ces roses qui ont fait la réputation de Grasse par exemple....
C'est à partir de la rosa gallica officinalis que l'on fabriquait l'essence de rose au Moyen-Age. Un rosier qui aurait été ramené des croisades par Thibaud IV de Champagne.

Me voici enfin revenu sur mes terres !
Déballez les malles et prenez grand soin aussi de ce charmant rosier que j'ai trouvé à Jérusalem. Son parfum m'a enivré dans les jardins du palais du sultan de Damas....il faut le cultiver ! Il pourra soigner nos maux.
Ainsi naissait la Rose de Provins, toujours utilisée aujourd'hui pour la fabrication des huiles et de l'essence de rose...
Olivier de Serres, le fondateur de l'agronomie en France, lui reconnaît aussi une trentaine de vertus médicinales, Rosa gallica officinalis servait d'ailleurs aux apothicaires...
est-ce qu'elle soigne vraiment ?
On dit qu'en sirop elle permet une meilleure digestion, ou qu'en bonbon elle apaise les maux de gorge....
ah? je croyais que c'était bon pour la peau ?
C'est tout-à-fait juste, en lotion, elle purifie l'épiderme.
D'ailleurs certaines variétés sont très anciennes, elles étaient déjà cultivées par les Romains qui les utilisaient pour fabriquer pommades, potions et autres baumes.. des roses qui ont fait leurs preuves en somme ! Patrice Lemoine...
vous aviez quand même 1800 variétés de répertoriées en 1828 sur 2500 variétés existantes de rosiers.... ce qui montre quand même l'importance de la rose gallique à l'origine.
Autour de vous : des roses de Damas, des centifoglia, des Portland ou des alba.... observez leurs couleurs comparées au reste de la collection....une variation du blanc au pourpre en passant par toutes les teintes de rose....mais ni rouge vif, ni jaune ici...
Malgré toutes leurs qualités, elles sont laissées de côté au début du 20ème siècle.. c'est donc grâce au coup de génie de Jules Gravereaux que nous pouvons nous régaler de leur parfum aujourd'hui.... Patrice Lemoine.
c'est sûr qu'à l'époque, ces roses-là auraient certainement disparu si Jules, enfin le père Jules c'est comme ça qu'on l'appelle, ne s'était pas mêlé de vouloir les conserver et on peut dire qu'elles n'ont le vent en poupe que depuis une vingtaine-une trentaine d'années, parce qu'au début -je suis arrivé moi dans les années 80- les roses galliques ça n'intéressait pas les gens.
Encore récemment, les amateurs leur préféraient des rosiers remontants mais l'ancien est une valeur sûre...grâce à leurs qualités, elles reviennent à la mode, aujourd'hui.
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