Pougues-les-Eaux : balade aux sources du thermalisme >

La Nationale 7

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La Nationale 7

La Nationale 7.
Elle passait ici, traversant le village. La plus connue des routes nationales a été déclassée en partie en départementale, d'où la borne kilométrique 907 sur l'avenue de Paris.
" La route des vacances ", chantée par Charles Trenet. 996 km exactement. Celle qu'on appelait la Route Bleue reliait Paris à la Côte d'Azur.

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Pougues était alors le passage obligé des vacanciers.
Aujourd'hui c'est un village-étape de France, c'est-à-dire qu'il est à moins de 5 minutes d'une autoroute. Il n'y a donc pas de raison de se priver d'une halte à Pougues.
" Sur la route ", Richard Ortynski en a fait une raison de vivre. Cet inconditionnel de la Nationale 7 l'a parcourue à de nombreuses reprises.
On roulait vite vite sur la route, et je me faisais doubler, il y avait des porshes, il y avait des voitures sportives, comme ça, elles pouvaient rouler à plus de 200 à l'heure, et puis quand on tombait en ville, bien sûr je les rattrapais, il y avait des embouteillages, il y avait toujours des embouteillages, et puis on leur faisait un petit coucou en ville : "alors tu vois je t'ai rattrapé hein !!" et puis "bon on va boire un coup, allez !!!" On ne les connaissait pas les gens, et puis on allait boire un coup dans le bled et puis après on faisait la conversation avec les patrons du bistrot et les autres gens du pays qui étaient là, c'était ça pour moi la belle époque qu'on retrouve pas forcément aujourd'hui, quand on est sur l'autoroute....
Une fraternité qui s'exprimait donc même dans les embouteillages ! C'était inévitable à Pougues.
On savait que c'était comme ça et, toute une vie se créait avec ou grâce à ces embouteillages, avec les commerçants du coin... Les gens s'arrêtaient, ils savaient qu'ils étaient bloqués pendant une demi-heure, une heure, ils allaient boire un coup au bistrot, ils allaient à l'épicerie, et tout ça dans la bonne humeur.
Eh, c'est quand qu'on arrive ?
Et pour occuper les enfants on jouait avec les panneaux publicitaires ou avec le Bibendum Michelin, présent le long de la route devant les stations services.
A un peu plus de 200 km de Paris, Pougues était donc une étape agréable pour faire une première pause, se restaurer ou même passer la nuit.
Mais encore fallait-il réussir à bien négocier les virages de Pougues !
Ils étaient tellement réputés que des rallyes y étaient organisés comme Le Paris-Saint-Raphaël.
Des virages qui ont été fatals à Renée Friedrich.... une jeune pilote automobile décédée en 1932 à Pougues au volant de sa Delage alors qu'elle avait à peine 20 ans. Une stèle à sa mémoire est érigée au pied du Mont Givre.
Ça y est ? On est arrivé ?
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