Dans la famille St Simon à la Ferté Vidame, il y a d'abord eu le père, Claude, ami de Louis XIII. C'est à lui que le village doit son église de style baroque. Son fils, Louis de Rouvroy, naît en 1675. Filleul de Louis 14, il sera militaire et à son tour duc de St Simon. Pendant de longues années, il espère accéder au pouvoir à Versailles, surtout quand son ami d'enfance, le duc d'Orléans devient régent en 1715. A sa mort huit ans plus tard, déçu, le duc se retire sur ses terres de la Ferté, dans son château. Sa vraie passion est l'écriture. Depuis tout jeune, il consigne ses impressions dans des notes quotidiennes. Revenu sur ses terres, il se consacre à l'écriture de ses mémoires.
Pendant les 30 années qui lui restent à vivre,
Avec la régence du duc d'Orléans, il décrit aussi les nuits très festives...
" On buvait beaucoup, on s'échauffait, on disait des ordures à gorge déployée, et des impiétés à qui mieux mieux, et quand on était bien fatigué et qu'on était bien ivre, on s'allait se coucher, et on recommençait le lendemain. " <
C'est ici, que le duc de St Simon a trouvé son inspiration. Pour le maire de la Ferté Vidame, Jean-Pierre Jallot, la tranquillité de la vie à la Ferté l'a bien aidé :
" A la fois, il se sent là protégé mais il a un regard terriblement lucide sur ses contemporains et terriblement d'actualité quand on lit certaines choses. C'était une sorte de thérapie pour lui. Un moyen de se moquer de l'orgueil démesuré des grands".
Depuis 1975, au petit château de la Ferté Vidame, le prix St Simon récompense chaque année un livre de mémoires, souvenirs, témoignage ou récit autobiographique. Parmi les lauréats de ces dernières années, citons Philippe Sollers, Alain Decaux, Jean Paul Kauffmann et Philippe de Gaulle.
St Simon n'a jamais voulu rénover son château médiéval. Il a préféré construire les écuries. Mais en 1764, son héritière, Madame de Valentinois vend le domaine au banquier du Roi Louis XV, Jean-Joseph de Laborde. Cet homme a bien l'intention de tout changer dans le château. Il y investira 14 millions de livres, une somme considérable pour l'époque
Jean-Joseph de Laborde métamorphose le château qui va connaître ses années de faste. Le parc devient somptueux. L'un des derniers grands parcs à la française !
bruitage arrivée carrosse - Voix d'un valet - Qui dois-je annoncer au marquis ? ... en apparté Oui, les hôtes de monsieur se tiennent au premier étage. ... Oh il y a de la place... avec une bonne quarantaine de pièces ... Ce soir, la fête sera encore somptueuse croyez-moi...bruitage arrivée nouveau carrosse
Le marquis de Laborde recevait aussi beaucoup d'artistes. >Une compagnie qu'il appréciait particulièrement comme l'explique Gaûl Renaudin, conseiller municipal à la Ferté Vidame :
" C'était l'ami des Arts, il avait un goût très éclairé. Il va faire appel aux plus grands paysagistes et peintres de l'époque. Entre autre Hubert Robert, Joseph Vernet qui comptaient parmi les plus grands peintres du 18ème. A la Ferté Vidame, on n'était pas invité, on s'y invitait ! "
A la Révolution, le château est détruit pierre par pierre. On vient se servir pour construire ailleurs.
Au 19ème le château est aux mains de la famille d'Orléans. Quand le roi Louis-Philippe le récupère, c'est une ruine. Il a d'abord l'ambition de le reconstruire. Mais devant l'immensité du chantier, il préfère reporter son attention sur les communs du château qu'il fait agrandir en ajoutant 2 ailes. Aujourd'hui, on les appelle " le petit château ".
Au début du 20ème siècle, la plus grande partie du domaine est revendue à un grand constructeur automobile français... Dans les années 30, la firme Citroen installe son centre d'Essai sur les terres du château. C'est donc ici que les premières voitures sont testées. < > Notamment le prototype de la 2 Cv !
Dans le plus grand secret, la 2 Cv a été essayée à la Ferté. Pendant la seconde guerre mondiale, trois exemplaires ont été cachés dans les greniers du centre. On les a retrouvé par hasard en 1994.
Le centre d'essai de Citroûn de la Ferté Vidame est toujours en activité. Près de 200 personnes y travaillent.
Fin générique





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