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Beaubourg

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Beaubourg

Nous sommes au centre Georges Pompidou, Beaubourg pour les intimes
Je voudrais passionnément que Paris possède un centre culturel ...qui soit à la fois un musée et un centre de création. Où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle. La création, évidemment serait moderne et évoluerait sans cesse.
En 1972, quand il fait cette déclaration au journal le Monde, le président Georges Pompidou imagine-t-il le succès qu'aura ce lieu ?

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Essayons de percer les secrets du succès de Beaubourg.
C'est d'abord l'architecture qui joue un rôle capital dans ce succès. Son concept est extraordinairement innovant.
On s'approche plus de l'usine que de la cathédrale de la culture.
Vous connaissez le surnom du centre ? C'est la raffinerie !
Pour en savoir plus sur l'architecture du centre, appuyez sur la touche étoile.
- Alors quel est le parti pris de cette architecture ?
- C'est d'abord de laisser une totale liberté d'espace à l'intérieur. Donc, les architectes installent à l'extérieur, le squelette du bâtiment. Par exemple les croisillons de couleur blanche que vous voyez soutiennent l'édifice.
Ensuite ils choisissent de mettre en scène ce qu'ils appellent " les tripes du bâtiment ". Vous les verrez bien en faisant le tour. Les tuyaux par exemple.
- Ah oui les tuyaux, on m'a dit que les couleurs correspondaient à une fonction précise...
- Oui, c'est l'artiste Fromanger, qui les a définies.
- Les tuyaux bleus ?
- c'est pour l'air,
- les tuyaux verts ?
- pour l'eau,
- le jaune ?
- pour l'électricité,
- le rouge ?
- pour la communication, regardez les ascenseurs par exemple.
Et les grandes cheminées d'aérations sont blanches, c'est les trompes d'éléphant en haut de la piazza.
Bien. Et puis il faut parler de la façade transparente. L'intérieur n'est plus mystérieux pour le curieux, vous imaginez si tout était opaque ?
Ah et aussi une dernière chose...
- Oui ?
- Prenez la chenille, euh, je veux dire l'escalator, et montez au dernier étage, c'est gratuit. Là aussi les architectes ont étonné : ça surprend une immense surface inutilisée, mais c'était encore une fois cette volonté d'ouverture sur l'extérieur qui les animait...et alors, la vue....
- Merci pour le tuyau.. (ah ah ah)
Les architectes sont choisis par concours. Le jury retient le projet de l'italien Renzo Piano et de l'anglais Richard Rogers parmi les 681 propositions venues du monde entier.
Que dit Renzo Piano ?
"Au fond, le projet du futur centre Pompidou était une provocation. Nous avons délibérément opté pour une forme très élémentaire, presque industrielle. Nous voulions gommer le côté intimidant des bâtiments institutionnels voués à la culture .. Et plus les critiques nous reprochaient cette idée d'usine culturelle, plus notre satisfaction grandissait. "
De 1972 à 1977 un paquebot de 166 mètres de long 60 mètres de large émerge sur le plateau.
Vous imaginez ? Il a été construit en pièces détachées et monté comme un gigantesque meccano !
En janvier 2000, le Centre Pompidou s'est refait une beauté. Il rouvre ses portes après deux ans de rénovation.
Pour découvrir le nouveau Beaubourg avec son directeur général, appuyez sur la touche étoile.
Itv Radio France Beaubourg (1')
Le centre devient un lieu de divertissement plutôt qu'une corvée culturelle, et ça marche.
Son succès c'est aussi toutes les disciplines de l'art en un même lieu. Quelque chose de nouveau à l'époque.
Et puis, Georges Pompidou est amateur d'art moderne.

il faut donner aux artistes une possibilité de contact avec un public plus large que celui des galeries, pour amener un public nombreux à découvrir l'art contemporain,
Son souhait est exaucé : Le musée abrite la première collection au monde sur le 20ème siècle avec le musée d'art moderne de New York .
Quelle autre raison au succès ? Sûrement sa situation en plein coeur de Paris. Avec la piazza devant le centre....
" une invention essentielle. C'est un lieu de spectacle qui agit sur l'ensemble du site.. " Elle offre du recul pour que le Centre ne semble pas trop monumental. Et naturellement, la pente emmène le visiteur vers le hall d'accueil.
A droite, elle se prolonge par la place Stravinski avec la fontaine animée par les mobiles en fer de Jean Tinguely et les personnages colorés de Niki de Saint-Phalle ; en hommage au compositeur du sacre du Printemps.
Mais revenons sur les raisons du succès de Beaubourg. Le soutien de Pompidou malgré les controverses y est certainement pour quelque chose.
Il inaugure ici la politique présidentielle des grands projets culturels. Avant le musée d'Orsay, le musée Picasso, la Vilette, l'opéra bastille ou le grand louvre.
A l'origine, notre projet pouvait sembler irréaliste. Mais Georges Pompidou portait une grande attention à notre travail, c'était un vrai encouragement. On me demande souvent s'il a été effrayé par le projet. Je ne crois pas. Surpris, oui, effrayé, non.
Voilà ce qu'il déclarait : Tout cela coûte cher, je le dis franchement. Mais sur plusieurs années, c'est finalement une goutte d'eau dans le budget de l'état et , si l'objectif est atteint, ce sera une réussite sans précédent.
Au départ, les responsables prévoyaient une fréquentation quotidienne de 10 000 personnes.
Plus de vingt ans, et quelques 160 millions de visiteurs après, avec 25 000 personnes par jour, le centre Pompidou dépasse les espérances des plus optimistes. Et les secrets de son succès se réinventent encore tous les jours.
Bien. Pour connaître le trajet en métro vers un autre monument de paris, appuyez maintenant sur la touche dièse...(2 secondes)...sinon, rappelez nous pour une nouvelle visite, nous vous attendons.

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