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Château de Chambord

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Château de Chambord

Nous sommes en lisière de la forêt du château de Chambord.
Sa silhouette se profile parmi les arbres sur la gauche...
Monarque puissant et audacieux, François 1er est notre guide pour cette halte.

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Moi, François 1er, roi de France, je vous entraîne à la découverte de mon château de Chambord où se mêlent subtilement les influences architecturales de la Renaissance italienne et du gothique français.
Pourtant ici, ce n'était que terres à marécages. Eric Johanneau , est responsable du service de la visite et des actions éducatives au château de Chambord.
" Avant la construction du château, le paysage qui était présent en ces lieux, c'était avant tout un marécage. Une sorte de passage à guet sur la courbe de la rivière du Cosson a donné son nom à Chambord qui vient du gallo-romain camboritos qui veut dire " passage à guet sur la courbe ". Et la rivière faisait là 3 bras dont certains bras morts avec des eaux, des retenues d'eau qui étaient assez insalubres et qui formaient une grande étendue marécageuse. "
C'est au mois de septembre 1519 que François 1er décide d'entreprendre la construction d'un grand, bel et somptueux édifice pour son plaisir d'aller à la chasse et comme il plante son bâtiment au milieu des marécages, il faut d'abord s'assurer que le sol est bien stabilisé au moyen d'un pilotis de bois - de chêne - planté dans le sol en grande profondeur. Ensuite, l'entreprise commence à peine à sortir de terre que c'est l'interruption du chantier pour les guerres d'Italie que François 1er doit mener et qui se soldent par un échec, une défaite, une bataille perdue. A son retour, François 1er fait reprendre les travaux et pendant 20 ans sans discontinuer, il mène à bien tout l'ensemble de l'architecture que nous pouvons voir aujourd'hui.
Pourtant, après ces 20 années de travaux, François 1er ne résidera que quelques semaines à Chambord !
Avec ce château, j'ai ébloui les plus grandes cours d'Europe, car Chambord allie mon idéal chevaleresque et ma fascination pour l'antiquité romaine; mes fêtes étaient somptueuses et colorées.
Ce qui frappe dans l'image que montre Chambord aux visiteurs c'est l'abondance de toutes ses parties hautes de clochetons, pinacles, lucarnes, tourelles d'escaliers et cheminées, souches de cheminée. Le tout orné de cabochon de pierre noire en forme de losange ou de cercle qui alternent sur la blancheur du Tuffeau et qui offre un spectacle un peu inattendu et peut-être aussi à l'imitation des plaquages de marbres qui se faisaient en Italie à la même époque.
L'influence de Léonard de Vinci oe ami du roi qui mourut quelques mois avant l'ouverture du chantier - plane sur l'étonnant escalier à double révolution.
C'est-à-dire qu'il comporte deux escaliers qui tournent dans le même sens, mais ne se croisent jamais.
Chambord a inspiré le cinéaste Jacques Demy. Le final du film Peau d'Ane se déroule devant le château.
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