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Lascaux II

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Lascaux II

Nous sommes devant l'entrée de la grotte de Lascaux II
Ce site est la copie exacte de la grotte originale située 200 mètres plus loin à droite.
Lascaux est encore aujourd'hui la plus grande découverte de l'art pariétal occidental. Des peintures vues pour la première fois en 1940 ... grâce au jeu de quatre adolescents.

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12 septembre 1940. C'est un jeudi, jour de repos à l'époque pour les écoliers. Quatre d'entre eux, à la recherche d'un chien, décident d'explorer un trou laissé après la chute d'un grand pin. Ils dévalent une pente et se retrouvent à l'entrée d'une grotte.
Les quatre jeunes tombent alors sur de grandes vaches rouges, des chevaux jaunes, des taureaux et des cerfs noirs. Les spécialistes de l'archéologie de l'époque accourent. Le public aussi :
" Nous sommes dans la grotte. Laissez moi vous décrire : nous sommes dans la partie centrale où se trouvent la majorité des peintures. La "scène du puits " d'abord. C'est un chasseur à tête d'oiseau qui vient d'abattre un bison. L'animal meurt devant lui.
Moi je suis dans la Rotonde. C'est une grande salle à parois non verticales. Ah écoutez ... c'est incroyable. Je n'ai jamais vu aussi grand. Les bisons font ... plus de 5 mètres de long. A mon avis, les hommes de Lascaux ont certainement utilisé des échafaudages.
Oui ... et on pense que ces artistes avaient réussi à éclairer la grotte. On a retrouvé ici des lampes à graisse d'animal. Ingénieux nos artistes non ? "
23 ans plus tard, il faut fermer la grotte de Lascaux. La respiration des visiteurs dégage du gaz carbonique qui abîme les dessins. On crée alors visiteurs, on crée une copie du site : Lascaux II.
Le plus difficile, c'était bien sur de reproduire les dessins réalisés il y a 17 000 ans. Un travail confié à une artiste.
Monique Peytral a passé dix années sur le chantier. Elle d'abord cherché une méthode :
" Ou trouver les colorants réels qu'il y avait ? Comment les écrabouiller ? Et ensuite comment redonner cette impression de la couleur qui a pénétré dans les parois avec 17 000 ans d'humidité dans la grotte ? "
Tellement passionnée, Monique Peytral a fini même par rencontrer l'artiste préhistorique ... dans un rêve...
" J'ai tout fait pour qu'il soit content (rires), pour que le chaman s'y retrouve. Et sinon, oui, j'ai fait un rêve un fois où j'ai rencontré l'homme dans la terre et qui me disait : prends et écrase. Il me tendait une boule d'argile, etc. Ca, ça a été un souvenir fabuleux. "
Depuis 1963, à l'abri du gaz carbonique, les oeuvres originales ont maintenant retrouvé leur éclat. Mais la menace reste sérieuse. La grotte est surveillée très attentivement.
Jean-Michel Geneste nous explique.
" Même si plus aucun visiteur n'entre dans la grotte de Lascaux depuis le 20 avril 1963, les peintures restent très fragiles.
A distance, on mesure les moindres variations de température, d'hygrométrie et de pression de gaz carbonique de la cavité. "
C'est très utile : en 2001, on a vu apparaître sur le sol et les banquettes de la grotte, des colonies de micro-organismes, de champignons et de bactéries. Il a fallut soigner Lascaux avec des fongicides et des antibiotiques. On a aussi répandu de la chaux vivre sur le sol. Ouf ! L'alerte était passée.
L'ennemi de Lascaux s'appelle le Fusarium solani . C'est une moisissure qui produit de longs filaments blancs. Des équipes spécialisées, en tenues intégrales, pénètrent dans la grotte tous les quinze jours pour retirer un à un les filaments. On ne peut faire ça qu'à la main pour ne pas abîmer les peintures pariétales.
Alors pourra-t-on un jour revoir la grotte ou est- elle est vraiment fermée définitivement ?
On ne sait pas. Mais les techniques évoluent sans cesse et on peut espérer un jour trouver un procédé qui mettrait à l'abri les peintures même avec l'entrée de très nombreux visiteurs dans la grotte.
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