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La Cathédrale à travers le temps

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La Cathédrale à travers le temps

Nous sommes sous la cathédrale actuelle. Placez vous devant le panneau numéro 11
Vous l'avez peut être remarqué : l'ambiance est différente ici. Plus douce et moins humide. C'est logique puisque au dessus de nous se trouve la cathédrale. Sa présence isole les sous-sols du froid et de l'humidité.
Observez en regardant le revers de la façade d'entrée: vous pouvez distinguer trois des cinq marches de l'escalier de l'édifice précédent. Cet escalier menait du clocher porche à la cathédrale. La différence de niveau est ici flagrante. Le porche était plus haut. Ces marches ont été réalisées avec des dalles récupérées dans les rues de la cité. Maintenant, tournez vous de l'autre côté vers la cathédrale actuelle. Ce que vous voyez est le résultat des fouilles menées pendant de longs mois. Au fur et à mesure de leur travail, les archéologues façonnent des décors qui n'existaient pas en l'état.

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Oui, regardez par exemple, juste devant vous, ces quatre fosses destinées à la fabrication des cloches de la cathédrale. Toutes n'ont pas été mises en valeur de la même façon
" Quand on fait des fouilles archéologiques, on descend strate par strate ".
Josiane Richaud, attachée de conservation du patrimoine à la crypte archéologique
" Les couches peuvent être plus ou moins épaisses. Donc c'est en découvrant ces vestiges là et ensuite en les numérotant, en les dessinant, en les photographiant. On va ensuite pour descendre à la couche de dessous enlever ce que l'on a découvert et du coup on va faire le vide.
C'est très long parfois parce qu'il y a des choses qui sont très minutieuses. On dessine tout. Si on a une tombe, on va dessiner le contour de la tombe avec toutes les pierres, les ossements également. On va compter les ossements, on va les griser sur une feuille pour ensuite les enlever, pour vérifier que le squelette est par exemple entier. Ce qui fait qu'à un moment, on s'arrête, c'est qu'on choisit ce qu'on veut montrer. Donc là, c'est un moule à cloche. On a décidé de laisser le corps du moule pour qu'il soit beaucoup plus résistant, pour qu'il dure dans le temps. Donc on renonce à savoir que peut être il y a des trésors archéologiques dessous. Mais c'est un choix ".
En s'arrêtant sur ces fosses, ont peut mieux comprendre comment les cloches de la cathédrale ont été fabriquées. Comprendre aussi que les deux plus petites fosses ont permis de réaliser des cloches plus affinées
Parfois, en remontant le temps, les archéologues font aussi des rencontres émouvantes. Josiane Richaud se souvient d'un squelette retrouvé dans les vestiges de l'église primitive :
" C'était un vendredi soir, donc c'était la fin du chantier. Et ce squelette m'a dit, m'a fait sentir quelque chose. ce qu'il disait c'est qu'il avait beaucoup souffert dans sa vie. Je ne peux pas l'expliquer, je n'ai pas les mots mais je l'ai ressenti et je sais que mes collègues aussi l'ont ressenti. Donc à un moment donné, on s'est regardé, et on en a conclu qu'on avait eu un contact direct avec le squelette. Ca été quelque chose d'exceptionnel ".
Avançons maintenant dans la nef de la cathédrale vers le choeur canonial, à la rencontre des chanoines de Notre Dame du Bourg
Merci de continuer votre visite, A tout de suite !
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