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Opéra National de Bordeaux

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Opéra National de Bordeaux

Nous sommes sur la place de la Comédie devant la façade de l'Opéra national de Bordeaux.
Bourgeoise Bordelaise : Au feu ! Au feu ! Notre belle salle de spectacle se consume dans les flammes !
Bourgeois Bordelais : Que dîtes-vous, chère amie ?

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Elle : Notre belle salle en bois est réduite en cendres.
Lui : Souvenez-vous ma mie lorsque nous fûmes invités, lors de son inauguration, il n'y a que 17 ans !
Elle : Toute notre fierté de Bordelais dans ce beau monument s'envole en fumée !
Le Maréchal Duc de Richelieu et les Jurats de Bordeaux ... vous vous souvenez ? Les conseillers municipaux... décidèrent sur-le-champ d'ériger un nouveau bâtiment. Sa construction fut confiée à l'architecte parisien Victor Louis.
Laurent Croisier , responsable de la communication et directeur adjoint des publics et du développement de l'Opéra évoque ces travaux
Le chantier commence en 1773, et à ce moment-là, on bâtit les fondations du théâtre. Fondation en pierre, classique, côté Place de la Comédie puisque le sol est assez stable alors que, à l'inverse en direction du fleuve, le théâtre va nécessiter l'installation de pilotis qui assistent, accompagnent les fondations classiques de pierre.
Admirons sa façade de haut en bas. Vous voyez les 12 statues au sommet ?
Elles représentent les neuf muses du panthéon grec ainsi que 3 déesses de l'olympe.
Les muses inspirent le Dieu Apollon alors que les déesses sont les égales de ce Dieu.
Amusez-vous à retrouver la déesse Minerve et aussi Therpsicore , la muse de la danse.
2 indices : la première porte un casque et la seconde tient un tambourin !
Le blason que vous voyez au centre du bâtiment évoque la royauté française avec ses fleurs de lys.
Quant aux colonnes, elles rappellent les théâtres antiques.
Nous sommes en 1780 et Bordeaux fête l'inauguration de son bel opéra. Mais l'architecte est absent. Laurent Croisier qui nous attend dans le hall nous explique pourquoi
En 1780, le théâtre est inauguré. Victor Louis l'architecte n'est pas invité à l'inauguration de son propre bâtiment. C'était en effet un architecte qui n'était pas bordelais, qui était parisien. Il a du affronté l'hostilité quasi-constante des notables par le fait que sa technique de construction impliquait des équipes qui n'étaient pas bordelaises et des techniques non bordelaises.
Victor Louis était franc maçon. Une symbolique dans le hall rappelle son adhésion à cette organisation
Lorsque le public arrive à l'intérieur du grand théâtre, il pénètre dans le vestibule qui est dans une sorte de pénombre. Et il chemine jusqu'à lumière éclairant le grand escalier. Ce cheminement est évidemment une parabole de l'initiation maçonnique où l'on passe de l'ombre à la lumière de la connaissance.
L'Opéra à l'époque n'avait pas la même fonction que de nos jours
C'est un lieu au 18 e siècle qui n'est pas entièrement ou uniquement dédié au spectacle. Il y a une véritable vie. On vient au théâtre pour fréquenter les boutiques qui sont présentes sur les ailes nord et sud du bâtiment. On vient aussi dans les cafés. Il y a 3 cafés : 2 à l'extérieur, 1 à l'intérieur du grand théâtre. Il y a des appartements. Et c'est un véritable lieu de vie, un véritable lieu de rencontre.
Mais un choriste de l'0péra vient à notre rencontre
Loïc Cassin, artiste des choeurs à l'Opéra de Bordeaux, aime particulièrement chanter dans ce lieu. Entre 2 répétitions, il nous confie son bonheur
L'Opéra de Bordeaux comporte 3 forces vives. Nous avons le choeur. Nous avons le ballet. Nous avons l'orchestre National Bordeaux Aquitaine. Je suis baryton basse . Je suis ici dans ce lieu extraordinaire depuis 1995. Je suis dans les choeurs de l'opéra donc. Nous avons dans le choeur des voix graves et des voix aigues. Je suis très heureux vraiment de travailler dans ce lieu magique. Nous avons une acoustique dans ce théâtre, formidable. Je ne sais comment l'expliquer, mais c'est un lieu, une acoustique extraordinaire. Dès qu'on chante, ça résonne. C'est un lieu vraiment magnifique... Je pense que beaucoup de personnes souhaiteraient venir déjà : 1 ) entendre des spectacles et 2) je pense rien que de faire un son, entendre ce que cela peut faire.
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